Que suis-je devenu depuis 2022 ? - Épisode 3
Vie Personnelle - 05 Sep 2026Bonjour à tous ! 🙂
Si vous n’avez pas lu les épisodes précédents, je vous invite à aller y jeter un coup d’œil pour que vous ayez un peu de contexte :
Vers une expérience pas comme les autres…
En juin 2025, je suis donc passé pour la première fois de ma courte existence, d’une ESN (Entreprise de Services du Numérique) à une autre, d’Econocom à Spie ICS, tout fier d’avoir négocié un nouveau contrat avec des conditions qui me convenaient davantage. Quel rêve, n’est-ce pas ? Oui, c’est que je croyais aussi.
Le gros avantage, par rapport à l’organisation d’Econocom, est que je n’avais pas de limite sur mon périmètre technologique. Nous avions des limites sur le niveau technique attendu (que du RUN ; 100% N2), et cela faisait partie de ce qui me créait le plus de frustration, mais j’ai beaucoup apprécié cette occasion de faire à la fois du réseau, du Windows, un peu de Linux (pas autant que j’aurais souhaité, malheureusement).
Évoluer sur ce poste m’a permis de progresser techniquement de façon plus globale que si j’étais resté enfermé dans une spécialité, mais cela m’a aussi permis d’entrevoir d’autres limites que je n’imaginais pas lorsque je travaillais chez Econocom, sur un périmètre plus spécialisé techniquement.
D’expérience, je dirais que plus on a un périmètre technique large, plus le périmètre de clients doit être restreint, de manière à toujours se concentrer sur la qualité. Cette expérience m’a aussi permis de me rendre compte que je n’aime pas faire du réseau en production. J’adore en faire sur mon infrastructure personnelle et expérimenter à mes heures perdues, mais faire du réseau dans le cadre du RUN est un tout autre monde très redondant que je n’imaginais pas.
Bref, pour résumer, je dirais que comme toute expérience, il y eut du bon et du moins bon, mais mon départ fut motivé par tout autre chose. Je suis de ces hommes qui pensent que l’on ne vit qu’une seule fois et qu’il faut réaliser ses rêves lorsque l’on en a l’opportunité.
Un peu de contexte…
En 2025, après plusieurs années loin des chevaux (mais quel est le rapport, mon capitaine ?? - Ahem, j’y arrive), je me suis remis à l’équitation. Ce fut une réelle remise en question, je dois admettre, mais surtout un vrai bonheur.
J’avais arrêté fin 2018, après la validation de mon Galop 6, profondément lassé par l’activité et à la recherche d’un nouveau sens, de quelque chose de plus centré sur la relation avec l’animal plutôt que l’aspect technique.
Je me rappelle m’être vraiment mis à l’équitation lorsque j’avais 15 ans, en troisième, absolument fasciné par l’animal et convaincu que la clé du sens de mon existence, ou ce qui se rapprocherait le plus de ma destinée, serait en eux ou à leur contact. J’avais soif d’apprendre à l’apprivoiser, et j’en avais aussi diablement peur.
Au fil des années, je suppose que j’ai en partie oublié pourquoi j’avais commencé cette activité. Alors que je devenais plus à l’aise, mon envie de performer et de toujours progresser techniquement me fit perdre de vue ce qui m’avait attiré à l’origine. Aujourd’hui, pour la seconde fois de ma vie, je ressens de nouveau le besoin de m’éloigner de l’équitation, lassé.
Mais cela remet-il un seul instant en question ma fascination ou mon amour pour les chevaux ? Non.
Mais de quelle opportunité tu parles, viens-en au fait, non ??!
J’y arrive, un peu de patience !! Ahem. Fin 2018, pour finir de contextualiser, je m’intéressais (de loin) à d’autres disciplines équestres, notamment l’éthologie et la randonnée équestre. C’est ainsi que j’ai découvert la formation ATE (Accompagnateur Tourisme Équestre). Malheureusement, n’ayant pas de voiture, il ne m’était pas possible de les essayer puis de les pratiquer régulièrement, n’ayant pas de centre proche de moi à moins d’une centaine de kilomètres.
Après avoir contacté plusieurs centres, envisageant sérieusement la formation, je finis donc par mettre l’idée de côté et arrêter complètement l’équitation.
Sept ans plus tard, fin 2025, je fis finalement dix jours de randonnée dans la Drôme, et je rencontrai plusieurs personnes qui me redonnèrent la motivation de retenter ma chance. Je dois avouer qu’au-delà des rencontres, je suis (très légèrement) tombé amoureux du Vercors dromois. Ce n’est pas un environnement simple, la météo y étant très changeante, mais si l’on voit plus loin que cet aspect imprévisible, c’est un coin de paradis. Presque une petite oasis où la vie reste encore un peu sauvage.
Voyez-vous, après quasiment quatre ans en ESN, je commençais à perdre de vue le sens de mon travail. Ce sens, je le retrouvais dans l’équitation, et j’ai eu envie d’explorer cette piste jusqu’au bout. J’ai donc pris une décision : j’allais faire la formation ATE que je n’avais pas fait en 2018.
Je me suis remis un peu plus sérieusement à cheval, ai passé le PSC1, bossé la course d’orientation puis me suis présenté aux tests d’entrée… que j’ai échoué. Enfin, pas exactement, Disons qu’il me manquait quelques points à l’une des trois épreuves et il fallait donc que je revienne. C’est donc ce que j’ai fait. J’ai révisé comme on le ferait pour n’importe quel examen, puis je me suis représenté un mois plus tard. J’aurais pu m’arrêter à ma première tentative, mais je voulais à minima passer les tests d’entrée pour ensuite prendre une décision éclairée : celle d’aller plus loin ou non.
Inutile de préciser à quel point les étapes décrites dans le paragraphe précédent furent accompagnées de doutes divers et d’une bonne dose de syndrome de l’imposteur. Pour remplir tous les prérequis, il me fallut environ 6 mois, et je ne vous parle pas de l’administratif ainsi que du temps qu’il m’a ensuite fallu pour rentrer en formation. Non, ça, c’est l’objet du prochain post. Je me rends compte que celui-ci est déjà très long. Histoire de ne pas bâcler, je vous raconterai la suite (et normalement, la fin, si l’on puit dire car je ne suis pas encore mort) dans l’épisode 4 que je publierai le 12 septembre.
Allez, bonne semaine à tous et à la prochaine !!